Seul(e)   6 comments

Seul(e), oui on est seul(e) face à la sclérose comme face à n’importe quelle maladie, et la vie tant qu’à ça. Même s’il y a du monde, la famille autour, in the end, on est tout seul pareil et la perspective change et nous transforme. On est seule aussi parce que personne peut vraiment comprendre, c’est bête mais faut le vivre soi-même pour savoir vraiment. Je dirais juste qu’on développe des niveaux d’endurances qui dépassent tout ce que j’aurais pu imaginer avant, et je ne viens pas de découvrir c’est quoi la douleur. Mais de toute façon c’est différent pour chaque individu, comme ce l’est pour tout dans la vie. C’est pas original mais chacun a sa singularité, mais ce n’est pas de celles qu’il/elle a choisies et s’est construites selon sa volonté, sa personnalité. Claude écrivait qu’on demeure le capitaine de notre bateau… C’est tout à fait vrai mais avant d’arriver à cette sagesse… le bateau aborde les côtes du Styx et du Purgatoire; l’être au fond de nous doit trouver seul la force, le courage de vivre un autre jour alors que, cet être qui n’est qu’humain, ne rêve que du repos pour l’éternité et un jour sans souffrances. (Petit clin d’oeil à Theo Angelopoulos qui est mort la semaine dernière clôturant une époque où mes illusions pouvaient encore être inspirantes et inspirées… parce que ce cinéaste et quelques autres m’ont permis de croire qu’un monde meilleur était possible, alors Korfulamu, Argathini, Ego et Xenitis; Auf Wiedersehen, R.I.P., je n’oublierai pas, Toda.


Publicités

Publié 1 février 2012 par doclucyfer dans Uncategorized

6 réponses à “Seul(e)

Souscrire aux commentaires par RSS.

  1. je peux très bien comprendre ton propos à l’effet de te sentir seule puisque c’est vrai que l’on est seul dans plusieurs circonstances. c’est aussi vrai qu’il ne faut pas perdre de vue non plus que oui il y a de la compassion et du soutien, voir même de l’amour même si les déceptions ou les attentes se font plus nombreuses que l’on souhaite ou pas exprimées à notre désir.
    maman

  2. • SEUL(E), ce simple petit mot peut être interprété positivement et/ou négativement selon l’approche du .
    • À mon sens positif, il fait bon de se retrouver seul(e) pour prendre des décisions/changements à faire, face à des choix de vie, de priorités et pouvoir le faire dans la tranquillité. Les conséquences sont parfois importantes pour le présent et le futur, d’où une pause devient salvatrice. Un temps pour se prendre en charge en tant que personne responsable.
    • Du côté négatif, la solitude imposée par la maladie, un choc, un accident ou autres, la solitude peut engendrer du brouillard, de la panique et même de la déprime dans nos pensées. L’objectivité face à la situation peut devenir faussée et nous rendre encore plus indisposé(e) et troublé(e) dans notre corps, malade ou pas.
    • Pour moi, ces moments deviennent des phares pour se ré-enligner vers l’activité (physique et/ou mentale) qui nous fait du bien. C’est LE choix à faire…
    • Un : à identifier seul(e), avec un ami(e) ou en groupe. Car VIVRE, C’EST CHOISIR…
    • Bonnes réflexions/activités… (09/02/2012 – 52 ans avec la SP)

    • Je n’ai pas de problème à être seule, je ne m’ennuie jamais, par contre les gens que j’aime eux me manquent. Mais je ne peux les blâmer de ne pas tout me comprendre et d’être ailleurs… Ceux qui sont là je le sais et le sens et je l’apprécie sans mot juste. Je dois avouer que cette année de cataclysmes a intensifié mes réactions et je commence à tempérer finalement et à processer (le français ne rend pas justice à l’expression anglaise, l’allemand oui par contre avec zu arbeiten) à mon rythme qui est plus ou moins vite avec quelques écarts plus ou moins ajustés, d’autant plus lorsque j’ai l’impression d’être disparue. Je process donc l’amplitude de tout ce que cela a changé et tente de tout remettre dans un certain ordre en espérant me reconstruire à ma satisfaction et retrouver une raison d’être, ce que je n’ai pas identifié encore car tous les points de repère se sont dissipés dans le brouillard, ce qui reste n’est pas joyeux et la lueur du phare demeure à peine perceptible. Je demeure perplexe et toujours envahie d’inconnus sans savoir de quoi aura l’air demain. Mais outre tout cela, je dois faire la paix avec mon corps transformé en dictateur. Mes grands idéaux m’ont toujours élevée contre la guerre, la torture et les régimes dictatoriaux. Je suis donc en mission de paix et le sens se révélera par l’harmonie.

      • – SEULE……l’approche du ‘verre à moitié plein et/ou à molitié vide’. C’est le même verre. (problème copier/coller.
        – Ton corps transformé en dictateur est quand mêwme celui qui te permet d’ouvrir un autre sujet sur ce blogue. Demain est DEMAIN et vivre le moment présent, i.e. taper au clavier tes humeurs constitue un acte de prise de conscience de ta nouvelle réalité. Çà, c’est du PRÉSENT.
        – Hier, c’est hier et on n’y peut rien sinon que d’en tirer des leçons d’apprentissage et se dire que le futur sera nécessairement différent car le passé est PASSÉ. C’est dans l’action que l’on peut se refaire une raison d’être mais ces actions doivent obligatoirement être adaptées à nos nouvelles capacités. Bonne route…
        – J’ai reçu des nouvelles de l’Atelier et nous sommes 15 inscrits. J’ai hâte..

  3. Problème avec copier/coller:
    Un PHARE: à identifier seul(e), avec un(e) ami(e) ou en groupe. ………etc.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :